Résumé d’histoire de Bretagne
Les Francs, ancêtres des Français, ils parlaient une langue appelée le francique, langue officielle du Luxembourg. Expansionnistes, ils voulaient occuper tout ce qu'ils trouvaient, et pour commencer, la Bretagne. Ils échouèrent et leur empire ne put l'annexer.
Les Bretons pouvaient tenir tête à Charlemagne parce que les Bretons arrivant du Pays de Galles reconstituaient les armées bretonnes régulièrement. D'autre part ils pratiquaient encore les méthodes romaines de combat.
Le premier Roi français, était Clovis et Charlemagne était le premier empereur de France.
Petit comte breton mais formé par les francs (en réalité par des moines celtiques) sert fidèlement le fils de Charlemagne (Hlodowig) pendant 15 ans. A sa mort, Nominoë redevient Breton, écrase Charles le Chauve et devient le premier roi de Bretagne.
Ensuite il se passa beaucoup d'événements, massacres, ravages, paix, prospérité.
Lors de la guerre de succession (qui dura 24 ans), la femme de Jean de Monfort, Jeanne de Flandre, gagna le titre de Jeanne la Flamme car, à la tête d'environ 300 hommes elle incendia le camp français qui assiégeait Hennebont. Elle gagna la guerre de succession pour son fils, son mari ayant été assassiné en prison.
Jean V, son petit fils mena intelligemment une politique de neutralité entre la France et l'Angleterre. Par exemple, sommé par le roi de France de venir à son aide à la bataille d'Azincourt, Il arriva « trop tard », l'armée française ayant déjà été taillée en pièces.
Le commerce maritime se développa sérieusement. On voyait plus de bateaux bretons que de français. Les registres du port de Rotterdam donnent une très forte activité bretonne. Les marins et commerçants précisaient bien qu'ils étaient bretons et non français. L'inconvénient de ce boom était que les paysans ne voulaient plus cultiver la terre mais devenir commerçants.
Le duc dût intervenir pour les maintenir aux champs.
Mais les périodes prospères ne durent pas toujours.
Tout au long de l'histoire les Français ont voulu annexer la Bretagne, à cause de son emplacement géographique. La France ayant ses activités tournées vers l'est, ne pouvait pas se permettre d'avoir un pays indépendant dans son dos.
Sous le règne de François II, la Bretagne connut encore une période de prospérité, mais à sa mort sa fille Anne avait 11 ans. La bataille de Saint-Aubin du Cormier fut perdue par la Bretagne. Le roi n'annexa pas le duché, mais obligea les filles du duc à demander son autorisation pour se marier.
Intelligente et sachant ce qu'elle voulait, trahie par la haute noblesse bretonne (Rohan, Rieux…) elle chercha de l'aide parmi ses 13 prétendants, dont le futur roi d'Angleterre, le roi d'Espagne et Maximilien.
Celui-ci envoya à Rennes, capitale assiégée, des émissaires détenant une procuration pour le Mariage. Maximilien ne pouvait pas se déplacer, il avait des problèmes en Flandre (soutenus par le roi de France). Le roi de France était marié à la fille de Maximilien, en guerre contre lui.
La cérémonie eut lieu, et pour prouver que le mariage était « consommé », l'émissaire mit sa jambe nue dans le lit.
Mais la ville était toujours assiégée et l'aide attendue du mari d'Anne se faisait attendre. Charles VIII, roi de France, entra secrètement dans sa chambre et la viola. C'était un viol d'état. N'étant plus vierge, elle ne pouvait plus épouser que son violeur. La Pape s'inquiéta de cette rumeur qui courrait dans les couloirs des châteaux. Il lui posa la question d'une manière détournée, lui demandant si elle avait été enlevée. Elle répondit non. Maximilien ne donnant plus signe de vie, Anne ne pu qu'épouser son violeur. Ils étaient bigames tous les deux.
Rien ne l'obligeait à se marier, mais rester sans descendance revenait à donner le duché aux Penthièvre, qu'elle haïssait.
Après la mort du troisième mari d'Anne, sa fille, la reine Claude de France, mariée à François premier, fit don de son duché à son mari.
Les États de Bretagne refusèrent. Donc elle garda son duché, mais ne s'en occupa pas.
La paix régnait, le duché était prospère. Un traître breton, le président du Parlement expliqua au chancelier du roi comment s'y prendre : corruption, menaces voilées…
Les États finirent donc par présenter une demande d'Union de la Bretagne à la France à perpétuité, en échange du maintien des droits, franchises et privilèges (qui devinrent plus tard : droits, franchises et libertés) sans que le roi puisse « rien changer ni rien innover ».
C'était la fin de l'indépendance, et le peuple apprécia la paix quasiment assurée.
Bien sûr il y eut des viols de ce contrat de la part de la France. Il y eu aussi quelques rois très favorables à la Bretagne.
L'un des grands problèmes que connurent les Bretons sous Louis XIV, ce fut le blocus de l'Angleterre et donc la pénurie de clients pour les toiles de lin. Colbert qui était marchand drapier, avait ses intérêts en Flandre. Il sacrifia la Bretagne pour la Flandre.
Le complot de la noblesse de robe contre la noblesse d'épée, soutenue par la bourgeoisie d'où elle était issue, aboutit à ce qu'on a appelé la révolution française.
La nuit du 4 au 5 août 1789 furent abolis tous les privilèges. Le président de l'assemblée des états généraux, était Le Chapelier, Maire de Rennes, franc-maçon et membre actif de la centaine de petits nobles de robe qui avaient planifiés la suppression des provinces.
Pourquoi la suppression des provinces ? Eh bien parce qu'elles étaient la base sur laquelle la noblesse d'épée s'appuyait. Les députés bretons, non élus par les États, mandatés pour maintenir les droits, franchises et libertés, les abolirent sous réserve de l'approbation de leurs électeurs. Ce qui ne fut pas le cas.
Le seul document existant, mentionnant la suppression de tous les privilèges de toutes les provinces, étrangères ou pas, est un décret de suppression de la féodalité.
En ce qui concerne la Bretagne et son Contrat d'union, il n'y a rien. Pas un mot, pas un texte, rien du tout.
Les robins (noblesse de robe) avaient bien manœuvré. Après, la révolution se termina en boucherie et aboutit à un empire.
René de Botherel, dernier procureur syndic des États de Bretagne, adressa une protestation au Roi et au public.
Le marquis de la Rouërie mit sur pied une armée bretonne ainsi qu'un système de réseau de correspondance et de renseignement qui fut bien utile à la chouannerie, après sa mort deux mois avant le soulèvement général.
Depuis la révolution française, la situation franco-bretonne est illégale. Pour abroger un décret en droit international, il faut un autre décret avec les mêmes signataires. L'état breton ayant disparu à la suite d'une violation du contrat de 1532, ne peut pas signer.

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